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DOUTCHI CLIMAT

Pour la résilience et la lutte contre la désertification au Sahel
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  • EAU VIVE internationale Federation
  • NI Realisation de cordon pierreux

Pourquoi ce projet

Un projet pour renforcer la résilience au changement climatique des agriculteurs et des habitants au Niger  

Le territoire du Niger est à 80 % constitué du Sahara et du Sahel. Son climat se traduit par des phénomènes climatiques extrêmes (inondations, crues, sècheresse) qui entravent le développement du pays.

Le Niger est l’un des pays au monde le moins responsable du changement climatique, mais le plus touché par ses conséquences. Dans ce pays enclavé, dont 80% de la population vit de l’agriculture locale, l’insécurité alimentaire est devenue chronique.

Alors que 75% de la population du pays vit de maraîchage, 15% pratique l’élevage et 7% le petit commerce, les changements climatiques ont rendu la production agricole déficitaire du fait des sécheresses et de la non maitrise de la ressource en eau.

 

NI Realisation de cordon pierreux

Cela se vérifie particulièrement dans le département de Dogondoutchi, qui fut jadis un des greniers du Niger et qui se trouve actuellement en situation d’insécurité alimentaire.

Les principaux effets néfastes du changement climatique sur l’économie nationale et en particulier dans le département de Dogondoutchi sont :

1) la baisse des nappes phréatiques,

2) l’insuffisance, le tarissement et l’ensablement des points d’eau,

3) la perte des terres cultivables,

4) la diminution de la production agricole et piscicole,

5) le déficit fourrager,

6) la réduction des superficies des zones forestières…

 

Les communautés rurales qui sont en charge des ressources naturelles (en eau et environnementales) ont besoin de connaissances techniques et de moyens, pour mieux intégrer les questions d’adaptation au changement climatique dans leurs plans de développement et d’actions.

Ce projet contribuera à la mise en œuvre des Contributions Prévues Déterminées du NIGER déterminés par les Accords de Paris (CPDN)  lors de la COP21
  • DOUTCHI carte niger Objectif 2 : Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable
  • Objectif 6 : Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau
  • Objectif 15 : Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des sols et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité.

Mise en oeuvre

Pour améliorer durablement la résilience des communautés rurales nigérienne et lutter contre la désertification, l’ensablement des mares et l’exode rural, le projet comporte 4 plans d'actions : 

1   Sensibiliser les agriculteurs et les élus sur les risques liés au changement climatique.
  • Réaliser un diagnostic territorial participatif sur l’impact du changement climatique dans le département et sur ses potentiels d’adaptation
  • Former les élus et acteurs locaux sur le changement climatique et la gestion durable des écosystèmes pour mettre le changement climatique au cœur des plans de développement.
  • Organiser une campagne de sensibilisation auprès des agriculteurs sur les risques et les actions d’adaptation qui en découlent.
  • Prendre en compte le changement climatique dans l’actualisation des Plans de Développement Communaux (PDC).
  • Former et mettre en place un cadre de concertation départemental
  • Organiser unvoyage d’études au nord du Burkina Faso pour découvrir des techniques d’adaptation aux effets du changement climatique. 
2   Vulgariser et diffuser des techniques d’adaptation au changement et aux risques climatiques 
  • Faire diffuser par les agriculteurs, des manuels sur les risques de la dégradation des sols et les techniques pour lutter contre le changement climatique.
  • Faciliter l’accès aux semences adaptées en en distribuant aux petits exploitants.
  • Mettre en place des pépinières villageoises, créer des bosquets et protéger les forêts communales pour lutter contre la désertification.
  • Réhabiliter des terres dégradées en plantant des espèces fourragères et des arbres fruitiers et promouvoir la protection des jeunes pousses d’arbre.
  • Promouvoir l’utilisation de foyers améliorés et l’utilisation d’énergies alternatives au charbon et au bois (solaire, gaz naturel,...)
  • Promouvoir les cultures fourragères et l'intensification des systèmes pastoraux.
  • Construire 6 puits pastoraux. 
3   Diversifier les activités économiques pour améliorer les revenus des ménages 
  • Mettre en place 3 périmètres maraichers communautaires disposant de 8 puits maraichers chacun.
  • Aménager et empoissonner 2 mares villageoises pour lutter contre l’ensablement.
  • Soutenir les microprojets économiques de 10 groupements de femmes et de 60 jeunes.
  • Promouvoir les produits forestiers non ligneux (autre que le bois) et les produits locaux à haute valeur nutritive.
  • Organiser une foire départementale mettant en valeur les produits d’une agriculture résiliente. 
4    Capitaliser et diffuser les bonnes pratiques du projet 
  • Réaliser un document de capitalisation de l’expérience et une synthèse des bonnes pratiques d’adaptation.
  • Produire des publications simplifiées en langue locale sur les bonnes pratiques d’adaptation au changement climatique.
  • Organiser un atelier national de partage et de diffusion de l’expérience
  • Mettre en place un système d’information et d’alerte sur les effets du changement climatique. 

 

DOUTCHI videoDécouvrir les actions d'EAU VIVE INTERNATIONALE en vidéo

 

 

Territoires impactés et bénéficiaires

Pour ce projet, EAU VIVE intervient dans 60 villages, regroupés en 6 communes, dans la région de Dosso – Département de Dogondoutchi. La population des 6 communes ( Dankassari, Dogondoutchi, Dogonkiria, Kiéché, Matankari et Soucoucoutane) est estimée à 375 000 habitants

Eau Vive part toujours d'une demande de bénéficiaires. Dans le cas de Doutchi Climat ce sont les élus des 6 communes du projet qui ont fait connaître les besoins et les demandes de leurs citoyens. 

 

Le porteur de projet

Eau Vive, un acteur clef du développement en Afrique de l’Ouest, est une association de solidarité internationale, menant des interventions dans 13 pays, 12 en Afrique (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Tchad et Togo) et en France

EAU VIVE internationale Federation

Pour Eau Vive, un appui aux initiatives individuelles et collectives, relayé par un engagement politique et financier, national et international, est le meilleur atout pour l’accès de tous à l’eau potable à l’assainissement, à la sécurité alimentaire,… à une vie digne.

Cette association est le fruit d’une construction partagée africano-européenne.

Elle permet, depuis 1978, aux hommes et aux femmes des régions parmi les plus défavorisées d’Afrique d’être acteurs et décideurs de leur développement, et d’assurer la pérennité des actions qu’ils entreprennent.

Eau Vive intervient dans les domaines de :

  • l’eau potable et l’assainissement,
  • la sécurité alimentaire,
  • le développement économique et social,
  • le renforcement des capacités locales. 

 

Découvrir l'association    

EAU VIVE internationale LOGO

 

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L'équipe

Eau Vive met en pratique son savoir faire pour mettre en place un projet avec une vision global qui intègre toutes les parties prenantes
  • Eau Vive coordonne les activités et les interactions entre toutes les parties prenantes du projet.
  • Les 6 communes maintiennent le dialogue entre toutes les parties et interviennent dans la planification et le suivi des actions. 
  • Les villages participent aux consultations, aux choix et aux manifestations du projet. Les organisations de producteurs appuient les villages à la mobilisation des villageois. 
  • Les groupements participent, en nature ou en main d’œuvre, au financement des travaux. 
  • Les services techniques de l’État apportent leur assistance (appui, conseil, formation, encadrement…).
  • Les opérateurs privés locaux assurent la livraison des matériaux et les travaux.

Financement par ECODOTA

Infos clefs

Ce projet est financé à 72 % par l'Union Européenne.
La formation de ces groupes locaux leur permettra de reproduire et de mettre en place de nouvelles structures similaires.
L'action développe les capacités des ménages à initier et pérenniser de nouvelles activités économiques, notamment via la mise en place de périmètres maraichers, la pêche et l'appui aux micro-entreprises.